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North Dakota Spectrum


France’s My Diet Pill help us give up the grudge

Artist: My Diet Pill
Album: Second Album
Genre: The American indie within
Available at: MyDietPill.net
Grade: A

Considering that most Americans only find out about France’s My Diet Pill by accident, it really begs the question: What other great music is out there?

Don’t think about it, it’ll only hurt too much – especially after embracing this band’s ingenious formula of everything America’s best college rock has to offer.

Best of all (or worst of all, if you’re still hurtin’), the group manages to pull it off in a way that doesn’t seem A) forced, B) unnecessary or C) redundant. (And this is why I’m placing all my money on My Diet Pill quickly becoming every reviewer’s wet dream. But I digress….)

After a quick intro, My Diet Pill quickly sets the bar high with “General’s Crown” and “Ego & I (Roma Surf).” These moderate affairs sound like Berkeley’s indie pop threesome Dealership fronted by Imperial Teen’s Roddy Bottum. And – to boot – the lyrics are hopelessly romantic: “And if I travel space / At the speed of light / It’s to find you.”

Not so romantic, however, is the next track, “Sandy’s Bathroom.” Easily mistaken for a Pixies bootleg (or a B-side from Pearl Jam’s No Code, for that matter), this rocker has singer Vlad E. Andrijasevic going all Frank Black on our asses and screaming, simply, “Some say I won’t dare go in there / F*ck them!”

Quite a departure from its predecessors, for sure, but it just goes to show this band’s range. It’s almost as if your favorite music geek (give ’em a kiss while you’re at it) wrote down his or her dream album … only to have My Diet Pill sneak over and steal it for the band’s eventual takeover of the modern music world.

The aptly titled Second Album is consistently poetic and beautiful.

More important, perhaps, is the fact that it also has a few injections of rough chords and cuss words to keep you on your toes.

(This limited edition release comes with bonus downloads of the band’s French EP and a remix of “Matt Song.”)

~Matthew R. Perrine


Ear Food

I like French Wine, I like French food, I like French film, I really like Audrey Tautou, and I am still not sure what the French ever did to us. Oh, except try to make us slow down to think about what we are doing, maybe have a Pastis and play a game of boule before making such hasty decisions. Or maybe take in a movie starring Audrey Tatou- that's bound to distract even the most serious of warmonger. I must say, I don't know jack about French music (except Air and I'm not sure that should count as knowing anything about French music).

What I do know is that I ran across this band My Diet Pill on 15 Megs of Fame, so I downloaded a few tracks. Almost immediately I knew this band was going to be good. I tried to read press on the band, and since my over priced education did not require that I learn a foreign language I understood very little. I did understand the words Silver Jews (which I can see as a comparison); I also understood Pixies and Pavement (which maybe?). I don’t know what the reviews were saying, but the comparisons are right on as long as you add in Belle & Sebastian. For what I lack in quality of education (thanks America), I make up by spotting good bands. What I spotted this time is a band from France with two records under there belt. Confidently playing music that oozes with indie rock influences, who are well on their way to claiming ground as their own. I wish they were playing my town tonight, because I would go see them and get lit on French wine, come back home and watch Amelie again.

Go to Itunes and download their 2nd record, appropriately named "Second Album", you’re bound to hear influences from all over your record collection, and you'll love it. You can also download some tunes (outakes and such) from their website.

~Ken


Pop News

Les groupes franco-italiens basés à Nice et qui font de l'indie Rock ne courent pas les rues. Le deuxième album de My Diet Pill a été composé à Nice, et enregistré à Rome. Nice, Rome, on ne peut pas dire que ce sont des villes que l'on rencontre souvent dans des chroniques d'Indie rock. My Diet Pill est donc à lui seul une exception culturelle. Apparemment plus connu aux Etats-Unis que par chez nous, les quatre membres de ce groupe n'arrêtent pas de surprendre. Leur album est d'une telle qualité qu'on se demande bien pourquoi il est autoproduit. Choix étrange de carrière ou aveuglement des labels?
Autre surprise, ce disque a été composé aussi à Chicago, ce qui pète un peu plus que la french Riviera, il faut l'avouer. Et c'est sans doute dans la métropole de l'Illinois que les membres de My Diet Pill ont trouvé cette inspiration qui fait d'eux les meilleurs représentants hexagonaux de l'esprit Indie rock du Nord des Etats-Unis. Mais les Niçois n'ont, semble t'il , pas écouté que Number One Cup (qui sont de Chicago) pour effecteur leur deuxième album. On pense aussi à Pavement ("Sandy's Bathroom") mais surtout à Calc ("Ego & I") et un peu à Mendelson ("L'accalmie"). Un album donc assez courageux et hétérogène, qui allie merveilles acoustiques et titres bien plus agités mais qui reste d'une qualité égale sur presque l'ensemble de l'album. Presque car en naviguant vers autant de styles différents, il est très dur d'éviter les écueils, et il y en a un. "Disco 943", un morceau qui, semble t-il, se voudrait emballant et "second degré" tombe un peu à plat par sa suffisance et son inopportunité. Malgré cela, il serait étonnant que ces Niçois ne fassent pas parler plus d'eux à l'avenir. La faible notoriété actuelle du combo est finalement la dernière surprise que nous réserve involontairement ce groupe méritant.

~Vincent Le Doeuff


Indievead

Вчера хотел запостить ссылку на некоторые записи группы My Diet Pill и отложил на сегодня. Зря!
Ссылка умерла. Очень жаль, что не смог поделиться ими. Группа, выпустившая два полноценных альбома с ломовыми названиями first album и second album, умудрилась не попасть ни на один сайт музыкальных рецензий.
Хотя будь они чуточку известнее непременно получили бы свои 8.7 на Питчфорке
Короче, группа "невероятно популярная".
Несколько записей, что удалось вчера урвать из сети, несказанно порадовали: есть все - от фолка до голимого панка. При этом все крайне минималистично - парни долго в студии не засиживались, инструменты особо не старались свести. Их забойные вещи напоминают A-Frames (кстати, тоже highly recommend).
Другая их сторона - мелодичность Bright Eyes и голос "каким мы помним брит-поп"... Короче эти французы не заморачивались определением своей жанровой принадлежности! Distortion for the boys & Melody for the girls
( Read more... )
Короче, ничего не знаю, альбом я уже заказал там!
Немного покачать их песен можно с официального сайта (там семплы, миксы и цельные песни с синглов)... кмон!


Concert and Co

J'avais entendu du bien de ce groupe et, bien que surpris par la petite affluence, j'attendais beaucoup de ce concert.
L'entrée en matière est progressive. Le guitariste seul sur scène. Puis arrivent ses comparses qui nous assènent un premier morceau en anglais, bien rythmé. Suivi d'un deuxième, puis d'un troisième, etc... Il n'y a que des tubes et les my diet pill s'amusent sur scène. Quelques échanges sympatiques avec le public. Quel concert ! Ces gens là mériteraient beaucoup mieux qu'un trentaine de caennais un soir de pluie !
On peut penser aux Pixies, à Sebadoh ou à Joy Division croisée avec Blur. Avec parfois, une pointe de Nick Cave. Puis vient une pause de 2-3 morceaux lents sublimes dont un étonnant solo de tournevis sur le dernier. Et oui (!).
La fin du concert retrouve un tempo plus rapide pour une débauche d'énergie et un rappel de 3 titres dont un très belle reprise d'Alain Bashung. Bravo les my diet pill et revenez quand vous voulez. Promis, la prochaine fois, je colporterai la bonne parole pour qu'il y ait plus de monde dans la salle.

~Felix da faith



Sirenes Records

My Diet Pill live at Le Truskel

Le nom du groupe évoque autant les gélules de speed prisées par les mannequins que les cachets d’ecstasy des jet-laggers de la danse. Sans doute peut-on y voir là un trait d’humour caractéristique de Vlad, le géant serbe à la tête de my diet pill…
Le groupe niçois, en quête de reconnaissance, avait donné rendez-vous à son public au Truskel, petit bar-club de la rue Feydeau, pour la première date de son week-end parisien. Après une attente un peu plus longue que prévue, semble-t-il due au tournage d’un clip de Zita Swoon, my diet pill prenait la tangente par un premier jet lancinant et psychédélique du meilleur effet, emmenée par une basse ronde et moelleuse, avant de lâcher définitivement les guitares, pour 1h20 de pop indie influencée par les Pixies, Smog (dont ils allaient reprendre un titre) ou Pavement.
Une musique de spécialistes pour initiés ? Pas seulement. La pop de Blur devait en effet croiser, tout au long de ce set éclectique piochant dans les 2 albums sortis à ce jour, le punk binaire des Ramones ou le blues poisseux de Giant Sand, pour le plus grand plaisir d’une assistance enfin désinhibée par les assauts électriques du quatuor.
Sandy’s Bathroom, tube en puissance, finissait par convaincre les plus réticents que my diet pill, efficace et généreux sur scène, a toutes les cartes en main pour devenir l'un des fers de lance du rock à la française.

~ Geoff

Foutraque

Rassurez-vous, malgré cette pochette pour le moins noire, vous ne venez pas de tomber sur une chronique du Black album de Metallica mais sur celle du Second album de My Diet Pill… Disponible chez quelques disquaires et en téléchargement payant, le deuxième effort studio de ce groupe de rock indé déjà aguerri par de nombreux concerts est une agréable surprise. Ce qui frappe surtout au premier abord, c’est la grande diversité des styles abordés (avec un bonheur égal) : morceaux pop folk envoûtants et parfaitement interprétés - dans des registres différents - par les deux chanteurs (General’s crown, Ego & I), bombinette tubesque gorgée de guitares exaspérées (Sandy’s bathroom), décharge hystero punk super percutante (Matt song), hit folk pop avec gimmick de slide guitare imparable (Little scratches), instrumental disco rock sixties (Disco 943), interludes en forme de vignettes sonores (Black lodge, L’accalmie), ballades lancinantes simplement belles (Family avec ses guitares déchirantes et son mélodica, The desert avec un touchant duo piano violon)… Tous les titres - composés entre la French riviera et Chicago - ont été enregistrés en studio à Rome, pour un résultat très convaincant. Il est permis de penser (un peu) à Dionysos - pour la fraîcheur bricolo - et à Pavement, pour certaines voix décontractées et des guitares parfois joliment Lo Fi. Au-delà des influences diverses et variées, l’alchimie entre les membres de My Diet Pill fonctionne si bien, qu’une fois qu’on est entré dans leur musique on n’a plus très envie d’en sortir… Ça tombe bien : pour les acheteurs du disque, il y a trois titres bonus chantés en français à découvrir sur le site du groupe.

~Pierre Andrieu


MediaPinta

My diet pill é un grupo de pop-rock tranquilo con algún ramalazo de garaxe. As súas letras falan do discorrer da vida, de mulleres, amor (como non)… nada orixinal pero ben construidas e coidadas. Por algún lado din que teñen influencias do pop indi de Berkeley, Pixies, Pearl Jam… Xa sabedes que eu son moi malo con isto das influencias.

Como vedes as cousas da música están cambiando, inda que algúns no se queiran enterar.

~Ifrit


Concert and Co

Devant cette salle peu adaptée à des concerts de rock (tables de restaurant et gens qui finissent de manger...hum), les niçois ont donné un concert digne des plus grands. Faisant fi des conditions difficiles, my diet pill a enflammé la scène avec des chansons sans failles servies par une énergie débordante. Bien qu'un peu moins sautillant, ce concert m'a fait penser à l'énergie des Dionysos. Les morceaux sont parfois rock, parfois plus pop, parfois jazzy avec des accents déstructurés lorsqu'on s'y attend le moins et des ballades déchirantes pour apaiser un peu les montées d'adrénaline. Je retiens notament les géniaux "Big Hit" (je ne suis pas sûre du titre) et "Sandy bathroom" qui sont des bombes soniques !
Je suis sortie de ce concert le sourire jusqu'aux oreilles, en me disant que le lendemain, il ne fallait pas que je les manque au Vaisseau fantôme. Et effectivement, c'était fameux - Chronique à suivre ;)

~Sandrine


I-Muzzik

« My diet pill » est un disque de folk-rock, un disque sans faiblesse et un disque plein. Sans faire de bruit, sans avoir l’air d’y toucher, c’est à un bon disque que nous avons à faire. C’est aussi à un disque immaculé comme sa pochette toute blanche, sans la moindre inscription, sans la moindre trace. Image comme écriture, accompagnement comme production sont épurés au maximum pour que ne reste que l’essentiel c’est-à-dire ces chansons à la mélancolie opaque, à la tendresse caressante (« Ego & i »). Ses quelques mots devraient suffire à décrire un album dont on n’a pas fini d’épuiser toutes les ressources. Et notre critique pourrait s’arrêter ici car si l’on cherche à creuser un peu plus, à aller plus en avant, il devient difficile de trop en dire. Aucun morceau sur lequel s’appuyer et à mettre en avant car avec My diet pill par d’héroïsme inutile, seulement une élégance constante (« General’s crown », « Little scratches »). Et si parfois on croit entendre Pavement (morceau n°9 sans titre), ce n’est qu’un effluve passagèr avant un retour sur lui-même. « My diet pill » est un disque qui glisse vers nous, sans brutalité, sans jamais forcer le passage, et lorsqu’on veut l’attraper, il s’échappe immédiatement. C’est le disque à découvrir d’un groupe dont on ne sait rien.

~Harry



RamDam

My Diet Pill voit le jour à Nice en 1997, année durant laquelle sort une première démo six titres. Deux ans et un changement de line-up plus tard, sort leur premier album. Il faut attendre la fin de l'année 2004 pour voir apparaître leur deuxième enregistrement studio. Déjà disponible chez quelques disquaires et en téléchargement payant, cette autoproduction nous emmène sur les traces d'un prometteur groupe de rock indépendant. Voici donc une petite chronique chronologique de leur album, petite pilule digeste et colorée.

L'écoute démarre en douceur avec General's Crown et Ego and I, deux ballades oscillant entre folk et pop, évoquant un univers apaisé et bucolique. Entre bricolage et son lo-fi, leur musique insouciante flémarde paisiblement avant de décoller irrémédiablement vers des cieux dégagés. My Diet Pill est alors musicalement proche de formations comme les très sous-estimés Silver Jews ou, plus près de nous dans le temps, du talentueux sextet Girls In Hawaii.

Sous une structure plus électrique mais tout aussi bordélique, Sandy's Bathroom s'approche des ritournelles imparables de Pavement ou des Pixies. Little Scratches et The Desert rejoignent quant à eux le camp des compositions mid tempo lancinantes, exercice qui révèle ici une vraie sensibilité et un sens de la mélodie déjà affiné.

Disco 943 et le bien nommé Instrumental #1, deux pétillants instrumentaux, redynamisent gaillardement la seconde partie de l'album. Tout comme par ailleurs le très crade et punky Matt Song, morceau rageur et fulgurant, qui prouve que My Diet Pill ne se cantonne pas dans un seul et même style. Le tour d'horizon se referme sur le lumineux Family et sur la pensée que ces gens ont de l'avenir !

Seul reproche cependant à formuler: l'inconsistance, voire l'incongruité des interludes qui rompent légèrement le charme. Car sous la munificence partiellement trompeuse des quatorze titres mentionnés se cachent en réalité neuf vraies chansons. Mais au final, la réussite et la qualité sont au rendez-vous. À noter aussi que l'heureux acheteur de la plaque se verra récompensé de trois chansons bonus disponibles sur le site.

~Nicolas Gillet



Concert and Co


Une nouvelle tendance des groupes "auto-produits", en plus de mettre leur CD dans les magasins, est de vendre leur musique en téléchargement, sur internet. C'est là que j'ai trouvé le dernier album de my diet pill, sur leur site.
J'avais acheté leur 1er opus à un concert parisien il y a quelques temps et j'avais bien accroché. Ils avaient un quelque chose de particulier qui ne demandait qu'à s'affirmer. Et c'est là que ce nouvel album intervient ! My diet pill a mûri et confirme içi que c'est un groupe de GRAND talent, et je pèse mes mots! Même les 3 titres du EP bonus (en français) sont fameux. L'album, lui est majoritairement chanté en (un très bon) anglais et fait la part belle à des mélodies entêtantes et à quelques joyaux assez calmes comme "family" ou "the desert". L'énergie n'est toutefois pas absente de ce lp car les tubesques "sandy's bathroom" et "matt song" n'attendent que de faire bouger les corps sur les dance-floors (oh la rime). On sent que my diet pill a pris le temps de fignoler cet album. D'après les notes de pochettes, le groupe a écrit l'album entre Nice et Chicago et est parti enregistrer à Rome. On ne fait les choses à moitié chez my diet pill et cette ambiance italienne transparaît par à-coups tout au long de l'album comme sur le sémillant "trastevere", morceau bossanova qui introduit le déjanté "disco 943". Pour conclure, il faut admettre que cet album est plus qu'une réussite. Le cap du 2e album est passé avec brio et c'est là que ça se corse car il faudra faire mieux pour le troisième. Et avec un Lp de cet qualité, la tâche sera rude pour les my diet pill ! Allez au boulot :)

~Amandine



Dynamozine

Né en 1997, My diet Pill a commencé en se faisant passer pour des anglais en pratiquant une Britpop ce qui les à ammené a jouer à l'époque avec de grands noms comme Dionysos, Baby Chaos ou encore Blur en aftershow à Nice. Deux ans après c'est un 1er album qui sort et qui sera bien accueilli par la presse. C'est en 2004 que sort leur second album. Plutôt pop et carrément original. Des textes toujours en anglais et pleins d'émotions. Cet album à été composé entre Nice, French Riviera et Chicago, a été enregistré à Rome et pressé à Toronto. Autant dire que les 4 membres de My Diet Pill n'ont ceratinement pas décidé de rester éternellemnt sur place. La voix de vlad e.andrijasevic est envoutante tantôt calme et parfois certainement énervée mais toujours contenue. Ce disque est très limité et numéroter. à noter que des bonus sont disponibles sur le site un fois le disque dans votre armoire. J'aime vraiment ce disque et à vrai dire je ne sais pas pourquoi, il est varié tout en gardant une identité.

~Cyrille



Longueur d'ondes

My Diet Pill a tout du prototype de groupe déjà post-adolescent qui roule sa bosse depuis (trop) longtemps déjà sans jamais avoir réellement réussi à percer tout en recueillant un succès d'estime toujours mérité. My Diet Pill a tout du prototype de groupe sans identité, des racines françaises, des influences americana en pagaille, les mélodies pop anglaises à portée de fusil et l'Italie en renfort pour l'enregistrement de ce second album. My Diet Pill a tout du prototype de groupe trop parfait pour être honnête, des harmoniques décidément rock aux émouvantes hésitations ponctuées de guitares slide en passant par les sautillements électro-pop empruntés au Blur des débuts, coincés dans leurs costumes de Meilleur Espoir de l'année dont on aimerait les voir se débarrasser. My Diet Pill a tout du "régime amincissant" à adopter pour vous refaire une santé entre deux soirées trop arrosées !

~Jonathan Hénault




Nouvelle Vague

Il existe deux sortes de compositeurs : ceux qui travaillent a l’intelligence (Paul Mc Cartney, Brian Wilson, Lou Reed…) et ceux qui travaillent au feeling, a l’émotion (Mick Jager, Bono, Phil Collins). Dans un premier abord on pense avoir plus de sympathie pour les deuxièmes mais a la longue il n’en est rien. On voit que l’histoire garde les disques travaillés, pensés, intelligents, laissant aux autres les hits d’un jour. Il en est de même en politique ce sont souvent les plus démagogiques qui gagnent (Chirac, Mitterrand) mais l’histoire garde les reformes des sur-doués (Giscard, Jospin). My Diet Pill se place aisément dans la rubrique des grosse têtes, à la première écoute on peut trouver cela compliqué, long, alambiqué mais au fil des écoutes on voit que leur poésie, leur personnalité viennent des chemins de traverse qu’ils prennent sans-cesse. Pas de single qui s’échappent mais une continuité qui s’écrit au fur et a mesure, a coup de montagnes russes. On croit avoir à faire a du songwriting proche d’House Of Love puis on dérive vers de la pop millésime Jarvis Cocker, pour enfin finir vers des guitares crades, saturées Lo-Fi Sebadoh. Il y a la tout un parcours de vie, plein d’émotion, de plaies, d’ecchymoses ; mettant parfois de coté l’intellect pour trouver la rage, mais la sérénité revient bien vite, comme un ciel chargé, lourd qui menacerait sans cesse d’éclater, mais qui résisterait, lâchant juste quelques giclés de ci de là. Ce vécu, cette formule vient peut être du combat permanent entre les deux leaders, de l’enregistrement qui s’est éparpillé entre Chicago, Toronto, Nice, Paris et l’Italie. Je ne sais mais ce qui est sur c’est que l’on tient là un groupe rare, précieux qui n’ira pas se livrer au premier venu mais qui se méritera pour ensuite nous donner une fidélité sans limite.

~Simon Pégurier



Ventilo

Indications: indigestion néo-punk, ulcère de
l’électronique ou cirrhose du hip-hop.
Composition: contient de la pop, du noisy rock et
des traces de Silver Jews.
Forme pharmaceutique: quatorze morceaux.
Posologie: écouter deux à trois fois l’album en boucle.
Mises en garde: peut être laissé à la portée des enfants.
Effets indésirables : agitation des mains qui jouent de la guitare
dans le vide, fredonnement de petites mélodies, mouvements
incontrôlés des jambes.
Durée du traitement: tant que les maux persistent.
En cas de doute, demandez conseil à votre disquaire.

~Nas/Im



Stars Are Underground

My Diet Pill est un groupe franco-italien originaire de Nice. Pourtant, si le sud de la France est un peu vu de notre grand nord parisien comme une région à musiques festives, My Diet Pill est plutôt héritier de la pop anglo-saxonne et américaine. Le groupe, composé de Vlad e. (guitare/chant/claviers/perceuse ( !!!), D'argirolle (guitare/chant/claviers/harmonica) Rj (bassa/guitare/chant) et Alex (batterie/claviers) est justement né en 1997, sur les cendres encore toutes chaudes de la Britpop. Le groupe enchaînera de nombreux concerts (plus de 200) avec quelques grands noms tels que Dionysos, Chumbawumba, Baby Chaos, Venus, Miossec), et jouera également lors d’un aftershow de Blur à Nice, leur permettant ainsi de rencontrer Damon Albarn et Graham Coxon, Damon qui commentera notamment « My Diet Pill, it’s fucking cool ! », remarque qui ne manquera pas de faire la fierté du groupe. Après la sortie d’un EP en 1997 et un album en 1999, le groupe part en 2001 pour les Etats-Unis pour s’imprégner des racines du rock et folk d’outre-Atlantique (Cohen, Dylan, Young).

Mais c’est finalement en Italie, à Rome, en 2004, que sera enregistré le deuxième album du groupe. Si My Diet Pill reconnaît sans s’en cacher de nombreuses influences, il serait très réducteur de coller une étiquette à leur album qui reste plutôt inclassable. Après une courte intro, tout commence dans le calme, mais pourtant très fort : The General’s Crown, ballade simple au premier abord, mais gratifiée de subtils arrangements qui font la part belle aux mélodies. Le titres suivant, Ego & I, continue dans la même verve.

My Diet Pill, un groupe folk ? Ah non, pas exactement, ce n’est pas si simple que cela. Lorsque commence Sandy’s Bathroom, la distorsion se réveille. On pense un peu à Pavement (Slanted & Enchanted, on y pensera encore sur ‘Matt Song’, délire bruyant dans le style d’un B.L.U.R.E.M.I. de Blur) ou plus encore à des groupes qui ont toujours teinté leurs chansons d’un pointe de folie (Bloodhound Gang, Number One Cup…).

My Diet Pill, un groupe qui joue et chante fort alors ??? Ah non, ce n’est pas encore cela. Il y a aussi de l’instrumental, sans paroles, et quel instrumental ! ‘Disco 943’, tel un bon vieux rock seventies, qui donne envie de se lever et de ‘bouger’ un peu son corps, comme le ferait un Franz Ferdinand, puis le plus varié ‘instrumental #1’, précédé de l’insolite « l’accalmie’», en français.

L’album se terminera comme il a commencé, dans le calme, avec une ballade poignante, ‘Family’. Sans aucun doute plusieurs écoutes seront nécessaires avant de saisir totalement toute la personnalité de My Diet Pill. Un disque très hétérogène qui mettra un peu de chaleur dans les chaumières cet hiver par son originalité, sa diversité, et parfois sa loufoquerie ‘Pavement-esque’.

A noter : les acheteurs du disque pourront également bénéficier de trois titres bonus en français en téléchargement, ‘The French EP’.

~David Servant


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